La Clef Fanfictions

FanFic n° 11 - Antcurp 1) Vael de Varel

Son regard était fixe. Il souriait.
Il fit quelques pas et s’approcha doucement.
Il s’agenouilla devant la plante et sortit une faucille de sa ceinture. Et d’un coup sec, il coupa la fleur.
Il prit délicatement les pétales jaunes et les déposa lentement dans sa sacoche en bandoulière.
Il marcha quelques pas et répéta les mêmes gestes.

Le métier d’apothicaire n’était pas facile.
Trouver les bons ingrédients pour réaliser de bons remèdes était long et fatiguant.
Mais Vael aimait son travail et plus encore la nature. Il balaya la forêt du regard et son sourire grandit.
Comme d’habitude, l’eau de la rivière était claire et transparente.
Il entendait le clapotis de la petite cascade.
L’air était pur et vivifiant. Il respira à pleins poumons l’odeur matinale de la terre et de l’herbe.
La forêt était son repère de calme et de sérénité.
Il se sentait apaisé et tranquille.

Soudain quelque chose d’anormale apparut à la périphérie de son champ de vision. Il pivota.
Ses yeux furent attirés par une couleur étrange.
La cascade et l’eau n’étaient plus transparentes mais rouge.
Rouge couleur de sang...

2) Beld de la region d'Oranel

Cela faisait maintenant 600 jours qu’il était ici.
Aucun être humain à des kilomètres. La tranquillité, le repos et la solitude, voilà tout ce qu’il recherchait.
Il avait trouvé et rénové cette vieille bâtisse en ruine.
Il avait travaillé dur tous les jours pour un résultat à la hauteur de ses attentes.
Il avait tout reconstruit de ses mains.

Chaque jour, il se réveillait en s’étirant les muscles. Il effectuait quelques exercices.
Puis il allait contempler le lever du soleil. Debout il admirait le paysage, les rayons du soleil balayaient la vallée.
Chaque matin, il s’arrachait à contre cœur de cette contemplation magnifique.
Il se lavait à la source à quelques pas de la maison.
Il préparait son sac à dos, des outils et quelques pièges. Il revenait les récupérer l’après-midi avec gibiers et poissons.
La fin de la matinée était consacrée à son potager. Il avait une vingtaine de légumes et de fruits à entretenir.
Après le déjeuner, il s’accordait une sieste de 15 minutes. Chaque soir, un feu crépitait dans la cheminée.

Cette routine était parfaite.
Jusqu’au jour où 5 cavaliers sont arrivés...

3) Vael de Varel

Prudemment, il marcha en amont de la cascade.
Au fur et à mesure qu’il avançait, la couleur du ruisseau devenait d’un rouge opaque. La teinte devenait de plus en plus foncée.
Aux aguets, il repoussa les branches d’un arbuste et se figea.
La vision lui provoqua un haut le cœur.
Du sang, des membres et de la chair humaine partout.
Il se retourna et rendit son petit-déjeuner.
Dans cette zone de la forêt avait eu lieu un véritable massacre…

La stupeur passée, Vael resta attentif et observa les horizons à la recherche de survivant.
Il examina chaque corps, dans l’espoir vain de trouver un rescapé.
Le dernier corps était adossé à un arbre. Il s’agenouilla et prit son pouls au niveau de son cou : aucun battement.
Soudain, au moment de se relever, quelque chose l’en empêcha.
L’homme à terre avait les yeux grands ouverts et il lui tenait fermement le bras…

Avec du sang dans la bouche et dans un gargouillis incompréhensible, l’homme bafouilla :
« Le bois va boubir ! »
Le message devait être important car il le répéta trois fois.
Dans ses yeux, on y voyait de la peur et bien plus que cela : de la terreur.
Non pas, la peur de mourir car il se savait déjà condamné, mais la peur que je ne comprenne pas ses paroles.
Dans son dernier souffle, sa main se referma plus fort sur mon bras.
Les yeux de l’inconnu s’agrandirent d’un coup puis devinrent vides.
Ses yeux révulsèrent et sa tête bascula en avant.
L’homme était mort…

4) Beld de la region d'Oranel

Les chevaliers arrivèrent au galop. Leurs armoiries étaient ceux de la famille royale d’Est-Rive.
Arrivés à ma hauteur, un des cinq cavaliers me remit une lettre scellée de la Reine.
Je lus son contenu ligne par ligne en mémorisant chacune des phrases.
Au terme de ma lecture, je regardai longuement chacun des cinq chevaliers.
Puis j’entrais dans ma maison...

Je lançais la lettre dans les braises de la cheminée. J’attendis patiemment que la feuille se consume entièrement.
Finalement, je me dirigeais vers la grande armoire, je l’ouvris en grand et récupérais mon armure.
Une fois enfilée, je soufflais un bon coup et je sortis dehors…

Les chevaliers m’attendaient, ils étaient descendus de cheval.
Je brandis mon épée vers le ciel et tous m’imitèrent.

5) Vael de Varel

« Le bois va pourrir. »
Certes c’était grave mais pas au point d’en avoir peur.
Je connaissais la marche à suivre. Le meilleur moyen était de couper les arbres infectés pour limiter la propagation.
J’en étais là de mes cogitations, lorsque j’entends un craquement derrière moi…

Mes choix sont très limités : soit je regarde l’origine du bruit et perd de précieuses secondes, soit je cours en direction de mon village tout proche.
Au vu du carnage de la zone, je choisis la deuxième option.
Sans un regard en arrière, je m’élance en courant tout droit.
J’entends un puissant rugissement, puis des bruits de pas. La chose est à ma poursuite…

A l’orée du village, je crie à l’aide !
Les poumons en feu et le souffle court, je me précipite vers la maison la plus proche.
La porte en bois du bâtiment est ouverte.
J’entre en trombe et ferme le battant avec une barre en bois.
Mon poursuivant s’écrase contre la porte. Et j’entends gratter et taper contre le bois.
La pièce où je me trouve est sombre. Chaque coup contre le battant résonne en écho.

D’un coup, j’entends des plaintes et des couinements.
Derrière la porte, mon poursuivant gémissait. Un long râle s’ensuivit puis brusquement le silence.
J’ouvre prudemment la porte. Des villageois avec des arcs encerclent un énorme animal au sol.
C’est un basoma. Que venait-il faire dans cette forêt, si loin de son habitat naturel ?

6) Beld de la region d'Oranel

Mon très cher maréchal Beld,

Voici cinq chevaliers de ma garde rapprochée.
Si cela était possible, je leur fais confiance autant qu’à vous.
Ils obéiront à vos ordres sans faillir.

J’ai une importante mission à vous confier.
Rassemblez une armée en mon nom puis postez-vous au pont de l’Escarcelle.
Votre objectif est qu’aucun Australar ne traverse ce pont.

Mais avant cela, j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer.
J’ai eu connaissance de source sûre que mon mari le roi d’Est-Rive souhaite ma mort.
Si vous m’aimez autant que j’aime ce royaume alors je vous en conjure, trouvez les hommes du roi et faites le nécessaire.
Aux dernières nouvelles, ses troupes se rendaient à Vael.

Dépêchez-vous le temps presse.

Votre amie et confidente, la reine d’Est-Rive.

7) Vael de Varel

C’est beaucoup plus tard que Vael comprit.
Ce n’était pas l’animal qui avait fait le carnage dans les bois. Il avait juste été attiré par l’odeur du sang.
Lorsque l’on annonça la mort du Roi d’Est-Rive. Vael repensa à l’homme agonisant.
Ce n’était pas « Le bois va pourrir. » qu’il avait voulu dire mais « Le roi va mourir. ».
L’homme voulait le prévenir afin qu’il avertisse le Roi...


Quelques jours plus tard, un groupe d’individus est entré en toute hâte dans mon échoppe.
L’un d’eux était en piteux état, il avait été touché par un amas de matière noire...

Auteure : Amaterasu Dédicurp

Toi, lecteur aguerri de Taharn et Fanélia¶
Tu nous aides avec tant de dévotion¶
Grâce à toi, nous arrivons au résultat¶
Tant demandé, tu nous donnes le délic¶
Même pour un raisonnement tordu¶
Grâce à toi, on peut trouver¶
Ton aide n'est jamais de trop !¶

Auteure : Amaterasu A l'amour, à la mort

Ce soir-là, la lune brillait haut dans le ciel.
Elle l'attendait sagement, sur le rocher de leur première rencontre.
Les guerriers ne devaient pas passer loin d'ici, mais elle ne craignait rien : personne ne se douterait que c'était ELLE.
Elle entendit des pas, des cris, des craquements. Le silence de la nuit revint doucement.
Il apparut, là, juste derrière ce petit arbre, et s'approcha.
Il vint s'assoir à côté d'elle, et la regarda fixement.
Elle lui tendit l'objet convoité, et lui sourit. Ils restèrent là à discuter doucement, au clair de lune.
Une lame vient lui effleurer le cou, elle frémit.
"Ma chère, voici mon complice, je te remercie pour ton dévouement."

FanFic n° 7 - Antcurp Le réveil

Un bruit étrange arriva à leurs oreilles. Le bruissement semblait venir du ciel et d’un même mouvement, ils levèrent tous leurs têtes. Ce qu’ils virent leur coupa le souffle. Ils étaient incapables d’émettre le moindre son.

Leina déglutit péniblement, elle n’en croyait pas ses yeux. Elle vit piquer droit sur eux une gigantesque masse noire qu’elle ne réussit pas à identifier.

Soudain, cette chose immense fit quelque chose d’incroyable, elle cracha du feu sur plusieurs mètres. La masse informe prit des contours qui à la fois terrorisèrent et fascinèrent la jeune femme. Son cerveau, malgré le refus qu’il lui opposa, formula silencieusement le mot : Baryon.

Leina était ahuri par cette vision et quand le géant fondit vers eux, elle vit les autres personnes se lever à toute vitesse et s’éloigner de là où ils étaient assis un instant avant. Elle eut beau reculer comme les autres, quand l’immense Dragon-Dieu se posa à terre, Il n’était qu’à quelques mètres d’elle. Après l’impact, elle sentit le sol vibrer sous ses pieds durant quelques secondes.

Le soleil éclairait à présent le Dragon-Dieu et Leina aperçut les nombreuses écailles de son corps. Il était immense sans parler de sa monumentale queue. Son cou aussi était d’une longueur incroyable.

Soudain l’animal, dans un grognement, se baissa et Leina put l’observer en détail tant Il était près d’elle.
La créature était terrifiante, elle sursauta terrorisée quand elle vit une fente s’ouvrir laissant apparaitre une pupille d’un rouge électrique. Les yeux du monstre la fixaient et elle n’osa pas bouger d’un centimètre.

Tous ses compagnons étaient maintenant prosternés à genoux devant le Dragon-Dieu. Ils priaient son retour sur Astolie.
La Chose poussa un rugissement à faire trembler la terre et Leina regarda le Monstre toujours terrorisée.

La puissante queue de la Bête tapa contre le sol provoquant un nuage de poussière. Leina releva la tête et croisa à nouveau le regard rouge sang du Dragon.
Les naseaux de l’animal envoyèrent vers elle une fumée noire et épaisse, chauffant son corps entier et la faisant tousser.
Puis elle entendit une sorte de vibration terrible sortir de la gorge du monstre et elle cessa de respirer, figée par la peur. Elle vit une rangée de dents énormes et tranchantes apparaitre dans la gueule de la Créature puis le monstre avança vers elle menaçant.
Avec agilité, Il pencha sa gigantesque aile et c’est avec ahurissement qu’elle vit une silhouette humaine glisser le long du flanc de l’animal…


Largement inspiré des pages 204/205 du livre La Tour des Dieux – Les bracelets – de l’auteure A. LAURAYA

Auteur : Rokuro Pluie d'étoiles : Hommage

Mais alors que j'eusse terminer mon voyage,
Encore éprouvé par les âges,
Rien ne pouvait prévoir par delà les mirages,
Ce doux sentiment de félicité,
Immortalisant cet instant de gaieté.

Pour rien, je n'oublierai, ce monde,
Ô combien fut difficile la traversée,
Unique moment où je sonde mon passé,
Regardant avec passion l'ensemble de cette ronde.

Voilà que je contemple, sous les étoiles,
Ô riches histoires contées,
Terribles machinations qu'ont les Alindées
Remettant en question notre volonté,
En chemin, pourtant, heureux de partager cette toile

On vous dit tous de continuer cette aventure de tout cœur,
Et de nous abreuver de votre univers chers auteurs !
Un autre voyage m'attendra sûrement,
Voilà qui me tarde de le découvrir
Reste à savoir quand je vais l'ouvrir
En attendant, Fanélia, Taharn, résolvez cette énigme !

FanFic n° 5 - Antcurp V

Les jours passaient et se répétaient. On nous réveillait brutalement à l’aube. Chaque petit déjeuner se ressemblait : un peu d’eau et du pain. Puis on nous donnait une pioche chacun, avant de descendre dans les mines. Descendre toujours plus bas et creuser toujours plus profond. Encore et toujours piocher. Les jours se répétaient inlassablement. Un jour sans fin, une boucle infinie.
Combien de jours s’étaient écoulés depuis ma capture ? Je ne saurais dire, mais continuellement nous creusions. Nous sommes des centaines voire des milliers à frapper la roche avec nos outils. A la fin de la journée, on a le droit à quelques minutes pour se laver et se désaltérer.

Puis le même rituel, la même routine. Se lever avant le soleil, manger, travailler, creuser, se laver et dormir. Tous les jours que Baryon fait.

Mais voilà, depuis quelques temps, un grondement sourd se propage dans les galeries. Les profondeurs résonnent de plus en plus d’un bruit grave. Une chose horrible se prépare. Mais nous sommes las et nous continuons inlassablement de creuser.

Aujourd’hui nous avons tous ressentis un long tremblement de terre. Astolie est furieuse, elle nous ordonne de tout arrêter. Mais les Ornés nous surveillent et nous contraignent de poursuivre. Alors nous creusons, mais nous savons au fond de nous que la fin est proche. Notre esprit nous demande de nous arrêter, mais notre corps refuse. Et nous continuons jour après jour les mêmes gestes, la même routine, le même rituel...

Puis fatalement le chaos s’abattit sur nous...

Auteurs : Baryonaute et Rorschach La Clef spin-off

Un très bon spin-off réalisé par 2 lecteurs : Baryonaute et Rorschach. Cette oeuvre rend hommage à l'univers de la Clef.
Les énigmes sont accessibles en téléchargement.

FanFic n° 4 - Antcurp HÉLIOS (Suite du chapitre 5 du tome 1)

Le soleil était haut dans le ciel.
Il était midi et le soleil brillait fort.
L’astre éclairait la route d’une lumière vive.
Il faisait chaud.

A peine eurent-ils mis les pieds dans les ruines d’Asark que le soleil se changea en lune et la lumière en obscurité.

Alindée s’élevait haut dans le ciel étoilé.
Il était minuit et l’immense lune brillait intensément.
Le satellite éclairait le chemin d’une divine lumière blanche.
Il faisait froid.


Soudain Soleil apparut. Elle était debout devant nous, le regard sombre.
Brusquement une éclipse lunaire surgit. Tout devint noir, sauf les yeux de Soleil qui étaient toujours fixés sur le groupe. Son regard était vermillon comme Baryon.

D’une voix gutturale, elle cria « Je suis la Clef ! ».
Le sol s’est mis à trembler et à s’ouvrir sous nos pieds. Nous nous sommes mis à tomber dans le vide.
Nous avions beau tendre les bras aussi loin que possible, nous tombions sans rien pouvoir faire.
Seul Hadron ne tombait pas, il était suspendu dans l’air comme si la gravité ne l’atteignait pas.

Hadron cria quelque chose à Soleil. Puis d’un coup tout le groupe se retrouva allongé par terre, sain et sauf comme si tout cela n’avait été qu’un rêve.
Seuls Soleil et Hadron étaient toujours debout.
Hadron répéta sa phrase dans un murmure :
« Ce n’est pas vrai, non !
Julia est ton vrai nom… »

Le début du texte est inspiré des pages 126/127 du livre Les six Eléments - 1. Le médaillon de Galaxies de l'auteure Alice Nieuviarts

FanFic n° 3 - Antcurp Journal de Rhé - jeune aventurier et explorateur

Jour 2
Toute l’équipe est motivée pour ce tour du monde d’Astolie à pied.
Nous sommes partis de Pons pour un voyage d’au moins un an.
Cette aventure va être épique, je le sens ! Que Baryon nous protège.

Jour 31
Un mois s’est écoulé depuis notre départ. Explorer le monde, quelle noble odyssée !

Jour 43
Nous approchons de la ville d’Asturions. La fatigue commence peu à peu à se faire ressentir. Bivouaquer n’est pas dans nos habitudes. Mais nous tenons le cap !
Que nous réserve ce long périple ? Seul Baryon le sait.

Jour 71
Des tensions commencent à apparaître au sein du groupe.
C’était inévitable et à la fois très frustrant.
Nous ne sommes même pas encore sortis du territoire de la République.
On doit s’accrocher et se serrer les coudes.

Jour 97
Westwood est derrière moi… et mes compagnons aussi.
Ils se sont arrêtés là-bas. Ils ne voulaient plus repartir.
Je n’ai pas trouvé les mots justes pour les faire continuer. Je suis tout seul à présent.
Quelle déception !

Jour 113
Ca y est, je débute la traversée du désert de Rinn.
C’est la partie la plus délicate du voyage et aussi la plus passionnante…
J’ai hâte !

Jour 131
En étant tout seul, chasser pour se nourrir devient de plus en plus difficile.
Mon stock d’eau s’épuise rapidement. Heureusement Dune n’est plus très loin maintenant.

Jour 137
J’ai dû faire un détour de plusieurs jours pour atteindre Dune.
Des pillards du désert me barraient la route. Heureusement que je les ai aperçus avant qu’ils ne me voient.
Je ne peux qu’imaginer ce que ces charognes m’auraient fait subir s’ils m’avaient vu en premier.
Loué soit Baryon !

Jour 139
Je vais repartir de Dune, mon stock d’eau est à son maximum. Mes réserves de nourriture sont au plus haut.
L’aventure continue. Baryon est avec moi !

Jour 149
Ce voyage est plus difficile que prévu mais j’ai toujours la motivation de le finir !

Jour 157
La chaleur est étouffante. Mes pieds me brûlent. Ma gorge est sèche. Le sable est toujours jaune…

Jour 181
Je me suis abrité du Soleil sous un arbre de Macassar. Mes yeux me piquent.
Je ne dois plus être très loin des ruines d’Asark. Elles doivent être toutes proches.

Jour 191
J’ai trouvé une petite oasis avec des arbres et des bosquets. Je vais pouvoir m’y reposer quelques jours.
J’ai vu quelques animaux, je vais en chasser quelques-uns. Mon estomac crie famine !

Jour 193
J’ai tué un hibou ce matin pour me nourrir et il portait un parchemin à sa patte.
La lecture de son contenu m’a provoqué un véritable choc. Le texte m’a fait froid dans le dos.
Il faut impérativement que je ramène ce message à Pons et que je prévienne le grand Chamberlain Suprême.
L’avenir de la République et d’Astolie tout entier en dépend !

Jour 197
Cette lettre est maintenant ma plus grande priorité !
J’ai rebroussé chemin et je me dirige vers Gajnar. Là-bas, je prendrai l’Hydre de Macassar afin de rejoindre le plus rapidement possible Asturions puis Pons.

Jour 211
Je n’aurais peut-être pas dû me précipiter vers Gajnar. Dune était sans doute la meilleure solution.
En journée, le soleil me brûle. Ma peau pèle. Les coups de Soleil pleuvent…

Jour 223
Je suis fatigué et épuisé. Je n’ai vu aucune caravane. Rien, ni personne depuis des jours.

Jour 227
J’ai chaud…

Jour 229
J’ai trop chaud…

Jour 233
J’ai soif…

J…

FanFic n° 2 - Antcurp Collision

En une fraction de seconde, elle tourna la clé, la retira de la serrure et la serra contre sa poitrine avec ses deux mains.
Elle recula à petits pas. La peur crispait son visage d’ordinaire si joli.
La grande porte en bois de trois mètres la dominait de toute sa hauteur. Et de l’autre côté cette chose, cette abomination.
Ses yeux trahissaient son angoisse et sa grande frayeur. Une frayeur viscérale.
Une simple porte séparait ce monstre d’elle.

Soudain la poignée de la porte commença à bouger lentement de haut en bas. Puis de plus en plus vite.
Avait-elle ouvert ou fermé la porte avec sa clé ? Dans la précipitation, elle ne s’en souvenait plus.
Elle était essoufflée et pourtant elle n’avait reculé que de quatre mètres.
Elle voulait crier et appeler à l’aide mais aucun son ne sortait de sa gorge.
Ses cinq sens en alerte, elle tremblait de tous ses membres.

Brusquement la porte commença à s’ouvrir dans un grincement sinistre.
Au fur et à mesure que la porte s’ouvrait, la pièce s’obscurcissait. Le noir envahissait petit à petit la salle.
Une fois la porte totalement ouverte et la pièce dans l’obscurité complète, elle entendit une voix caverneuse crier : « Maman ! ».
Alors la Reine d’Est-Rive se réveilla en sueur dans son lit. Un cauchemar se dit-elle, ce n’était qu’un simple mauvais rêve.

FanFic n° 1 - Antcurp Clémentine (1)

A la recherche …

Clémentine était assise seule sur un muret, ses pieds se balançant dans le vide.
Sa longue chevelure rousse ondulait par la légère brise du vent du nord.
Depuis quelques minutes, elle restait immobile, concentrée. Son regard était fixe. Elle observait attentivement un point au-dessus de l’horizon.
« Maintenant ! » chuchota-t-elle. Une boule lumineuse apparut furtivement à l’endroit exact où son regard était posé.
Chasseuse de reliques, voilà le métier qu’elle voulait faire du haut de ses 13 ans.
Depuis toute petite, elle avait un don naturel pour sentir la venue d’anciennes reliques sur Astolie.
De là où elle était assise, elle surplombait toute la ville de Velgar, une des grandes cités des Alies et elle pouvait même apercevoir la grande maison où elle habitait avec sa mère et son frère.
Elle voyait très rarement son père. C’était un des Chamberlain de la République et il était toujours très occupé à Pons la capitale.

… d’une étoile …

C’est ce matin qu’elle avait pris la décision de trouver une relique seule.
Grâce à son don, elle en sentait une toute proche.
Confiante, elle se leva en un éclair et se mit à nouveau à gravir la colline.
Ses efforts allaient être récompensés, elle en était certaine.
L’artéfact émettait des ondes puissantes. Elle se rapprochait de son objectif, elle en était sûre.
Elle était déterminée et pleine d’énergie. Elle redoubla d’effort pour escalader plusieurs monticules.
Elle ne voulait surtout pas s’arrêter de marcher de peur que le contact avec l’antiquité ne se rompe.
Elle ferma les yeux et concentra toute son énergie. Elle ne pensa à rien d’autre qu’à l’artéfact.

… filante …

C’est au détour d’un col que soudain elle les aperçut au loin.
Des milliers d’hommes armés marchaient dans la vallée. Leurs armures scintillaient et leurs épées brillaient par le reflet du soleil.
Un homme était en tête des troupes. Elle en avait déjà entendu parler. C’était le 4ème Clanaad, le puissant chef de toutes les tribus des Terres d’Elindagar.
C’était un spectacle envoûtant. Cette contemplation l’avait paralysée. Elle resta captivée un moment.
Elle ne savait pas quoi faire. Elle était figée par la peur. Tous ses muscles étaient tétanisés.

C’est alors qu’elle entendit un sifflement sourd qui se rapprochait de plus en plus vite.
Soudain, une douleur fulgurante explosa dans sa petite poitrine.
Elle baissa les yeux et vit une flèche plantée dans son ventre. Une tâche écarlate se mit lentement à grandir.
Elle s’effondra au sol.
Les yeux vairons de Clémentine furent attirés pour la dernière fois par la beauté d’une fleur et de ses trois magnifiques pétales bleus...


Heure moins 3 avant la fameuse bataille de Velgar.

Clément--- (2)

La mort ...

D’un coup sec, il retira la flèche du corps inerte. La dépouille convulsa dans un dernier soubresaut.
Un rictus aux coins des lèvres, il amena la pointe ensanglantée vers sa langue et il se délecta de ce doux nectar parfumé. Le sang encore chaud de cette jeune fille lui procura instantanément une sensation de profond bien-être.

Ainsi la transformation commença. Le temps de placer sa flèche dans son carquois, il avait pris l’apparence physique de sa victime.

Maintenant il fallait agir vite et poursuivre le plan. Il devait impérativement rester caché de l’armée du Clanaad qui avançait vers Velgar.

Son nouvel objectif était la ville de Pons. Tel l’agilité d’un félin, il courut jusqu’à l’Hydre de Macassar le plus proche. Il actionna le mécanisme et il se dirigea vers la capitale des Alies.

... achève ...

Evidement les gardes Républicains l’avaient aussitôt reconnue. Tous connaissaient l’apparence de la fille du Chamberlain Ras Alhague. Aussi, elle se fit conduire prestement au bureau de son père.

Maintenir une métamorphose était un art très difficile, que peu de personne sur Astolie pouvait prétendre accomplir. De ce fait, il était le meilleur dans cette spécialité.

La voix douce et mélodieuse de Clémentine résonna dans la pièce :
« Père, en ce moment même le Clanaad marche sur Velgar. Il m’a demandé de transmettre en personne un message urgent au Grand Chamberlain Suprême. »

La toge de Ras Alhague était légèrement ouverte. Dès les premiers mots, son visage s’était furtivement crispé. Ses yeux étaient humides et rouge. Il acquiesça de la tête et il me fit signe de le suivre.

Ras Alhague m’emmena devant une porte où quatre gardes en interdisaient l’accès. Il exposa ma requête au gardien le plus proche qui m’escorta seul dans la salle principale de la République.

Le Grand Chamberlain Suprême m’attendait dans une petite pièce adjacente. Il tenait dans ses mains un vieux grimoire qu’il ferma aussitôt lorsqu’il me vit arriver.

Il m’accueillit chaleureusement avec un beau sourire :
« Que me vaut le plaisir de ta visite, Clémentine ? Chasses-tu toujours des reliques ? »

Je murmurais quelques paroles incompréhensibles.

Il se courba vers moi, le visage penché en avant :
« Que dis-tu ? Je ne comprends pas. »

C’est à ce moment précis que je sortis une lame tranchante cachée dans ma ceinture. En un éclair, le regard assassin, je visais le cou de ma cible. Dans une fraction de seconde, le Grand Chamberlain Suprême ne sera plus de ce monde et j’aurai accompli ma quête.

... sa mission

Que m’arrivait-il ? Je ne pouvais plus bouger, mon corps entier était paralysé.
Le couteau s’était arrêté à quelques centimètres de sa gorge. Quelle était donc cette magie ?

Le Grand Chamberlain Suprême se redressa avec un air amusé. Il n’était nullement affecté par le phénomène.
Il le savait déjà, cette salle avait été construite sur une puissante relique énergétique. Cet artéfact rendait possible la paralysie instantanée. L’immobilité temporaire de l’étranger permettait de lui parler en toute sécurité :

« Nous savons qui tu es, jeune polymorphe. Tu viens d’une région au-delà des terres connues. Votre race est peu nombreuse mais d’une efficacité redoutable.
Malheureusement pour toi, nos espions sont attentifs et surtout très bien entraînés. Ils nous ont prévenus de ton arrivée sur les terres d’Astolie. Aussi nous connaissons déjà ta mission. Me tuer, moi, le Grand Chamberlain Suprême afin de provoquer la chute de la République.
Mais hélas pour toi, cela n’arrivera pas. »

« C’est vrai que vous autres les polymorphes n’êtes pas très familier des sentiments humains. Ce que tu as vu sur le visage de Ras Alhague tout à l’heure, c’était de la tristesse mêlée à un sentiment de vengeance. »

Il fit une pause et regarda Clémentine droit dans les yeux.

« Je te donne ma parole que tu vas connaître les 5 phases de la douleur.

Nous allons t’étudier, t’analyser dans les moindres détails. Ta dissection sera lente et douloureuse. Notre technologie avancée nous permettra de te soutirer toutes les informations nécessaires et tous tes secrets.

Et nous finirons par t’achever car, vois-tu, nous les Alies sommes un peuple clément… »

Clé----... (3)

L’ombre ...

Au cœur de la ville de Pons, la capitale des Alies, une ombre se faufile entre les bâtiments.

La silhouette noire est extrêmement agile et rapide.
Elle avance d’un pas déterminé tout en esquivant les rondes des nombreux gardes.

Telle la dextérité d'un basoma, la forme sombre se camoufle dans les moindres recoins.
Elle se glisse instantanément dans les petits interstices.

En un éclair, elle est maintenant arrivée au palais de la République: sa destination finale.
Par un mouvement souple et fluide, le spectre invisible grimpe sur le balcon et disparait à l’intérieur par une fenêtre entrouverte.

La clé c’est de ne pas se faire repérer.


... d'un message ...

Le Grand Chamberlain Suprême est assis seul dans son grand bureau.
Il fixe un morceau de papier depuis de longues minutes.

Il y a une heure à peine, il était en train de faire un discours important devant les Chamberlains lorsqu’un éclaireur avait fait irruption dans l’assemblée.
Le message apporté était d’une importance capitale.
Il avait été retrouvé en plein désert de Rinn, sur le cadavre d’un jeune Alisien nommé Rhé originaire de Pons.

Cela faisait plusieurs fois que le Chamberlain Suprême lisait la lettre.
Elle était codée de telle sorte que seuls les membres de la guilde des Grands Chamberlains pouvaient décrypter le message :
"Clw gvpptsiwlvz wfux ul vvasly." RHE

Soudain une présence se glisse furtivement derrière lui. La personne est toute vêtue de noire, une capuche masque son visage mais l’on devine son regard sombre et énigmatique…


... menace

Le Grand Chamberlains Suprême sent la présence derrière lui.
Il se retourne lentement et, sans un mot, lui tend le papier.

Seuls les Grands Chamberlains connaissent l’identité de cette personne. C'est un secret d'Etat.
La personne est une espionne au service de la République.
Son seul signe distinctif est un cercle rouge au niveau de son ventre relatif à son histoire et à son passé.

La légende raconte que si un individu voit le cercle, il ne le sait pas encore, mais il est déjà mort.

Une fois le message parcouru, de rage, elle froisse le morceau de papier entre ses doigts.
Depuis si longtemps, tout son corps réclame vengeance mais son esprit, lui, dit patience.

Pour la première fois depuis des années, elle a le sentiment que la clef de son destin est maintenant entre ses mains…

-l--ent--- (4)

L’origine ...

La particule sombre se déplace dans l’air.
Légère, elle virevolte rapidement au grès du vent.
Cet Or-Noir dance avec des mouvements amples et chaotiques.

La poussière couleur nuit, atterrit délicatement sur le corps sans vie d’une fillette de 13 ans.
Laissée pour morte par son assassin, Clémentine ne respire plus depuis de longues minutes.

Le contact sur sa peau avec la particule provoque un tremblement, une décharge dans tout son corps.
Il se réactive.
Même sa blessure mortelle au ventre commence à se refermer...


... d’une résurrection ...

La douleur est toujours vive.
Elle a terriblement chaud puis l’instant d’après le froid la submerge.
Paniquée et fiévreuse, elle essaie d’ouvrir ses yeux sans succès.
Elle se concentre pour écouter les bruits aux alentours, toujours un échec.
C’est un écho vide qui lui répond.

Elle est consciente mais elle ne peut ni bouger, ni ouvrir ses yeux.
Sa respiration est saccadée. Ses poumons sont oppressés.
Elle a peur. Elle gémit intérieurement.
Elle souhaiterait toucher son ventre meurtri mais elle n’y arrive pas, elle ne peut pas.

Seul un bourdonnement incessant dans ses oreilles la tenaille.
Cela lui provoque un mal de tête immense.
Son cerveau est compressé dans sa boite crânienne.
Elle sent son crâne éclater, exploser...


... maudite

Plusieurs mois plus tard, elle se réveille dans une pièce toute blanche. Sa bouche est pâteuse.

A son chevet le Grand Chamberlain Suprême.

Avant qu’il ne parle, elle demande à boire, elle a terriblement soif.
Son corps tout entier est bouillant.
Elle boit toute l’eau qu’on lui donne. Elle ingurgite autant d’eau que possible.

Soudain elle s’aperçoit que sur ses mains se dessinent de multiples formes géométriques.
Elle panique et suffoque.
Le Grand Chamberlain Suprême lui explique calmement et simplement, elle est devenue une Ornée...

---mentiR- (5)

Espionne

Tout le monde la croit morte.
Même sa mère, son père et son frère ne savent pas qu’elle est toujours vivante.
Sa famille pense que ce sont les Australars qui l'ont tué.

Elle l’a compris depuis toutes ces années. Clémentine n’existe plus.
C’était un sacrifice difficile mais nécessaire. Elle ne le regrette pas.

Elle est une ombre, un fantôme. Ainsi elle peut protéger la République, les Alisiens et Astolie toute entière.

Pour elle, chacune des missions qui lui ont été confiées sont d’une importance cruciale.
Elle en est persuadée, grâce à ces multiples actions, la République grandit de jour en jour et le peuple prospère.
Elle en est convaincue, ses différentes tâches rendaient le monde meilleur.

Lorsqu’elle s’était réveillée le premier jour de sa nouvelle vie, le Grand Chamberlain Suprême lui avait proposé de devenir une espionne au service de la République.

Un entrainement intensif de plusieurs années avait suivi. Elle était devenue plus forte et plus endurante. Le maniement d’armes n’avait plus de secret pour elle.
Maintenant son corps était sculpté pour le combat.


Première mission

Elle avait recroisée le polymorphe qui avait tué Clémentine, sa vie d’avant.

Il était enfermé et surveillé dans une geôle.

Elle lui avait montré sa longue cicatrice au ventre. Le fruit de son œuvre.

Depuis qu’il était emprisonné, il avait subi moultes interrogatoires, des semaines de tortures.
Il avait déjà répondu à toutes les questions. Il n’avait plus de nouvelles informations à dévoiler.

Il ne servait donc plus à rien.

Ainsi elle avait eu le privilège et l’honneur de l’achever. C’était sa première mission et son tout premier meurtre.
Bien d’autres avaient suivis...


Premier mensonge

Cette mission était une des plus importantes qu’il m'ait été donné d’accomplir.

Je devais récupérer un colis dans le royaume d’Est-Rive. On m’avait seulement expliqué que cette charge était escortée par deux femmes et deux templiers.

J’avais prévu de les intercepter sur leur chemin, non loin d’une intersection. Mais hélas, j’ai été devancée de quelques mètres.

Un autre templier ainsi qu’un dragon monté par une femme sont intervenus avant moi. Une bataille s’est déclenchée et en quelques secondes les deux templiers de l’escorte étaient à terre et une femme s’enfuyait déjà.

La femme restante, une servante, a tendu un bébé au templier vainqueur en lui indiquant que c’était l’enfant de la Reine d’Est-Rive.

Serait-ce ce nouveau-né le colis que je devais récupérer au péril de ma vie ? De ce nourrisson émanait une puissante aura. Une force rayonnante et mystique.

Subjuguée par ces ondes, j’étais ébahie. Une peur viscérale s’abattit dans ton mon être.


Quand je suis revenue et que le Grand Chamberlain Supreme m’a demandé en personne si j’avais réussi ma mission. J’ai paniqué et répondu :
« Je suis arrivée trop tard. Le Roi Ismael 1er a eu connaissance de l’adultère de sa femme. Il s’est débarrassé du bébé. Je n’ai rien pu faire. »